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SELECTION ( * cliquer sur les notices pour plus de détails)

A la suite du résumé de chaque roman se trouve un article du quotidien "Le Temps" au sujet de l'ouvrage. Vous trouverez d'autres articles sur les auteurs et leur roman sur notre page presse ainsi que des émisssions de radio sur notre page podcasts.

La sélection 2013-2014 est :

BRÉCART, Anne. La lenteur de l’aube. Zoé, 2012.

Dans quel monde vit Hanna ? Elle arrive des États-Unis pour la "ville du bord du lac" début juillet, à l'appel de sa mère qui n'est soudain plus très pressée de la voir. Au gré de ses marches dans la ville brûlante, elle retrouve plusieurs figures majeures de sa vie. Alma, l'amie perdue, Karim, l'amant d'un été, Marika, l'artiste aimée. Pourquoi fait-elle ces rencontres ? Et les retrouve-t-elle vraiment ? Hanna mène à son insu une enquête sur elle-même. Sa mère, qui va mourir, et la tendresse d'Hervé, qui saura lui parler, vont finir de tisser la toile du récit : celui de l'identification d'une femme, lente à venir comme l'aube d'une vie nouvelle. Véritable construction musicale au charme envoûtant, La Lenteur de l'aube est aussi une réflexion sur le silence et l'absence qui accompagnent tout amour.

Mot du Comité de lecture (par Sonia Zoran):
Le silence et ce qui en surgit

Hanna répond à un appel de sa mère et revient à Genève, où elle a grandi. Sa mère la tient à distance, comme avant, souvent. Alors elle se promène dans la ville où elle a grandi et retrouve celle qu'elle était. Et ceux qu'elle a aimés, admirés, perdus ou quittés, Alma, Karim, Marika, qui reviennent au gré de ses errances et rêveries dans un début d'été caniculaire.

Intime et intense, doux, parfois violemment, sensuel et chaud mais marqué par le silence, le roman d'Anne Brécart dit l'absence et le retour du passé. La vie qui se cherche et retrouve sa mélodie. Son écriture fine et puissante emmène le lecteur quelque part, entre rêve et réalité, jusqu'à un renouveau présent. La mort de la mère, la renaissance d'Hanna. Beaucoup plus subtilement que résumé comme ça...

Dans la lenteur de l'aube, la nature vibre, le silence est matière, l'absence présence. Et le lecteur sent une vie, une ville, autrement.

Article de presse:
SULSER, Eléonore. "Le passé-présent selon Anne Brécart". Le Temps. Samedi 12 mai 2012. Lire l'article (pdf)

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COUCHEPIN, Nicolas. Les Mensch. Seuil, 2013.

Les Mensch : une famille normale, vivant dans un quartier normal, cultivant des craintes et des aspirations normales. Théo, le père, a peur de vieillir, Muriel, son épouse, craint de ne pas être la mère parfaite, Marie, leur fille, découvre qu'elle n'est pas éternelle, et Simon, son jeune frère, handicapé mental, aspire à une indépendance impossible. À l'approche des vacances d'été, Théo entreprend de déblayer la cave de la maison familiale autrefois comblée par sa mère pour s'y installer, lui et sa famille. Chacun a ses raisons d'accepter de s'enfermer, là en bas et chacun l'exprime, à sa manière : alors que les faits divers qu'affectionne et recense Théo dans un carnet sont autant d'indices de son désir d'une vie moins ordinaire, les listes et les mémos de Muriel cherchent au contraire à ancrer son existence et celle des siens dans la normalité; le "cher journal" que tient Marie l'accompagne dans ses premiers émois amoureux; quant à Simon, sa voix ne s'exprime qu'à travers celle des autres, il est la vie à l'état brut, absurde et belle de simplicité.

Mot du Comité de lecture (par Muriel Zeender):
Quatre chapitres, quatre narrateurs successifs. Le livre de Nicolas Couchepin raconte la vie d'une famille : les Mensch. Les parents Théo et Muriel, et leurs enfants, la jeune adolescente Marie et Simon le petit frère trisomique. Profondément polyphonique, le livre raconte leur quotidien à travers des points de vue narratifs différents, puisque chaque partie nous est présentée par un autre narrateur. Au fil des différents récits, la réalité se précise en même temps qu'elle se difracte. Il n'y a pas une et une seule réalité car ici tout est en constante mutation, à l'image de la maison elle-même : la cave, comblée, est à nouveau creusée de galeries qui semblent vivantes, alors que les pièces grandissent ou rapetissent au fil de l'histoire... A l'instar de la maison, le livre est composé de différents "étages", révélant chacun une strate de l'histoire familiale, enfouie comme la cave sous une terre au goût si particulier... Finesse de perception des intimités de chacun, merveille de sensibilité, le livre de Nicolas Couchepin est un labyrinthe d'images et de voix qui bruissent d'une vie qui dépasse les frontières du livre, voix qui demeurent vivantes une fois celui-ci refermé...

Article de presse
SULSER, Eléonore. "Souvenirs de la maison des Mensch". Le Temps. Samedi 2 mars 2013. Lire l'article (pdf)

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De Rivaz, Dominique. Rose Envy. Zoé, 2012.

Par amour pour son mari défunt, Artémisia choisit de boire ses cendres pour qu'il vive éternellement en elle. Cette histoire d'une reine grecque du IVe siècle avant Jésus-Christ bouleverse Smoothie, l'héroïne au prénom d'amoureuse de ce récit. Smoothie se ronge depuis toujours l'intérieur de la bouche, par ennui, par gourmandise ou par angoisse. À la mort de Pierrot, son grand amour, quitte à faire fi de toute décence, elle envisage à son tour de devenir tombeau en consommant ses cendres.
Ce texte, dont l'écriture est comme un seul grand souffle pressé, honteux et effronté, coule comme de la lave.

Mot du Comité de lecture (par Timothée Léchot):
Petit roman ou grande nouvelle, Rose Envy est avant tout une ?uvre littéraire d'art contemporain qui laisse d'étranges sensations dans la bouche de son lecteur. Smoothie, son héroïne, a pris l'habitude de se ronger l'intérieur des joues, ce qui lui procure un plaisir sensuel, secret et gourmand, quoique mêlé de honte. Elle admire Artémisia, une reine de la Grèce antique qui a eu le courage d'ingérer les cendres de son défunt mari. Quand son grand amour est incinéré, elle prend à son tour la résolution d'en consommer les restes pour l'incarner en elle et digérer la douleur de son absence. Un style vivement musical, une histoire touchante et morbide, des phrases rythmées, blessées, rongées de l'intérieur ; c'est beau comme un cadavre vivant.

Article de presse:
KOUTCHOUMOFF, Lisbeth. "Rose Envy". Le Temps. Samedi 20 octobre 2012. Lire l'article (pdf)

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KRAMER, Pascale. Gloria. Flammarion, 2013.

Quand Michel reçoit un coup de fil de Gloria, l'invitant à passer chez elle, il sait qu'il ne devrait surtout pas accepter. Parce que Gloria appartient à son ancienne vie, du temps où il était marié et qu'il travaillait dans le centre d'accueil qu'elle fréquentait alors qu'elle était à la rue. Parce que Michel, depuis, a été renvoyé du centre, suspecté de trop d'empathie, puis soupçonné du pire, des gestes déplacés sur des enfants. Mais Michel se rend tout de même chez Gloria, dont la fille Naïs a aujourd'hui trois ans. Gloria est restée la jeune femme enfantine et têtue, légèrement déficiente, à laquelle Michel s'était tant attaché, mais elle s'est affranchie. Très vite son comportement envers Naïs inquiète Michel. Et voilà qu'entre Gloria et lui se réinstalle, en quelques mois, toute la complexité qui avait entouré leur relation : qui aide qui ? Qui a vraiment besoin de l'autre ? Qui a le beau rôle ? Comme toujours chez Pascale Kramer, les enfants sont au coeur des histoires, agissant comme de véritables révélateurs. Ce roman est un voyage en eaux troubles dans lequel l'auteur explore la part secrète, cachée et surtout inavouable des êtres. Pascale Kramer met admirablement en scène l'ambivalence au coeur des relations humaines, et la solitude de chacun face à la vie.

Article de presse:
SULSER, Eléonore. "Pascale Kramer, la romancière qui aime l'ambiguïté même de ses personnages". Le Temps. Samedi 26 janvier 2013. Lire l'article (pdf)

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LOBE, Max. 39, rue de Berne. Zoé, 2013.

A 16 ans, la mère de Dipita atterrit du Cameroun en Europe, où elle est brutalement plongée dans le monde de la prostitution. Depuis, elle se débrouille. Sa naïveté, sa générosité et sa beauté lui permettent de survivre, malgré un "camion de haine dans son ventre". Elle raconte sa vie à Dipita, qui aime autant l'écouter que lui couper la parole pour continuer l'histoire lui-même. Dipita aime aussi son oncle et sa manière de vitupérer à longueur de journée les huiles de son pays, même si c'est lui qui a jeté sa mère dans les filets des "Philantropes-Bienfaiteurs". Dipita aime encore celles qu'il appelle "ses mères" ; elles participent à son éducation, aux commérages et aux réunions de l'AFP (association des filles des Pâquis) et elles accepteront de manière déconcertante que leur petit Dipita devienne comme ça. Dans une langue haute en couleurs et inventive, le narrateur décrit avec finesse aussi bien la réalité des Africains sans papiers que les paradoxes et les souffrances d'un tout jeune homme noir et homosexuel.

Mot du Comité de lecture (par Eric Bulliard):
Dipita, le narrateur, est en prison. Pourquoi ? Comment a-t-il fini dans cette cellule de Champ-Dollon ? Du Cameroun, où il retrouve parfois son bien aimé oncle Démoney, aux rues de Genève, il remonte le fil de son histoire et celle de sa mère. Encore adolescente, elle a quitté l'Afrique par l'intermédiaire de "Philantropes-Bienfaiteurs", pour se retrouver sur le trottoir des Pâquis.

39, rue de Berne affronte la réalité des sans-papiers, de la prostitution, du trafic de drogue. Avec un tel sujet, Max Lobe prenait le risque de verser dans le sordide. Un piège qu'il évite grâce à une langue savoureuse, colorée, où l'on se réveille "tôt-tôt", où l'on s'épile "bien-bien", où l'on avale de "gros-gros" comprimés. Ce monde cru, cette histoire d'un jeune homme qui apprend à accepter son homosexualité et qui bascule dans la tragédie, il l'observe avec une distance enjouée. En y incluant une galerie de personnages truculents, à l'image de ces "mères" réunies au sein de l'association des filles des Pâquis.

Né en 1986 au Cameroun, installé en Suisse depuis huit ans, Max Lobe confirme avec ce deuxième roman (après L'enfant du miracle, 2011) l'originalité et, déjà, l'assurance de sa voix.

Article de presse:
RÜF, Isabelle. "Heurs et malheurs de Dipita, mascotte des prostituées des Pâquis". Le Temps. Samedi 26 janvier 2013. Lire l'article (pdf)

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LOUP, Douna. Les lignes de ta paume. Mercure de France, 2012.

"Je suis une grand-mère sur patins à roulettes. J'avance, je fonce, je ne m'arrête pas une seconde. Peut-être que si je m'arrêtais je tomberais. Peut-être que si je ralentissais, mon coeur aussi ralentirait dans une lente asphyxie. Peut-être que l'effort, le travail, la vitesse me tiennent lieu de moteur, de ronron dans les veines, que les pinceaux sont mes meilleures jambes et la fatigue ma plus tendre amie. Je ne décille pas de toi, je ne désalive pas de paroles, je ne taris jamais de mots. Le passé coule entre nous sa masse". Celle qui se raconte ainsi, Linda, est une vieille dame fantasque de 85 ans. Elle vit aujourd'hui à Genève, mais son histoire a commencé ailleurs. Elle a traversé tout le XXe siècle, de Bagnolet où elle est née à la Suisse où elle vit désormais. A la jeune fille qui l'écoute avec attention, elle va livrer les secrets de sa vie qui fut peu banale. La vitalité de son récit, son allant et sa fougue tiennent sa jeune interlocutrice en haleine. Cette dernière l'interpelle, la pousse à se dévoiler toujours davantage : leurs deux voix alternent dans une atmosphère de confiance et de complicité qui va aussi permettre à celle qui se prénommait Nelly de révéler pourquoi elle est devenue la Linda d'aujourd'hui, une artiste dont l'appartement déborde de quatre mille tableaux et d'innombrables sculptures...

Mot du Comité de lecture (par Aurélia Despont):
Deux voix en alternance s'épaulent pour tisser le récit d'une vie. Les lignes de ta paume est le fruit d'un entretien entre Linda, née Nelly, dont la fièvre créatrice envahit l'existence de milliers de tableaux et sculptures, et d'une jeune femme qui, dans un subtil retrait, recueille son témoignage. Si la seconde s'efface, elle n'en est pas moins à l'origine d'une narration infiniment poétique, qui réinvente le langage pour mieux traduire l'imaginaire fécond de l'enfance lorsqu'il tente de s'abstraire d'une réalité trop brutale, pour mieux s'accorder encore à l'originalité hors norme de l'artiste de quatre-vingt-cinq ans qui lui ouvre son appartement-atelier, et sa mémoire. Car pour comprendre cette grand-mère en équilibre entre folie douce et fantaisie débridée, il faut se ressaisir des étapes de sa vie peu commune, des accidents historiques et intimes qui l'ont marquée, et des issues, nombreuses et merveilleuses que Linda a su s'inventer. Si la création en est une, elle ne prend pas le chemin de l'harmonie, de la mesure ou de l'idéal. L'art le plus brut est au c?ur de ce roman, non comme objet de contemplation, mais comme un filtre vital posé sur la réalité, et le langage.

Article de presse:
SULSER, Eléonore. "Douna Loup écrit "Les Lignes de ta paume", en suivant le destin d'une étonnante vieille dame". Le Temps. Samedi 1er septembre 2012. Lire l'article (pdf)

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MEIZOZ, Jérôme. Séismes. Zoé, 2013.

Tableau impressionniste d'une bourgade durant la décennie 1970, Séismes raconte le parcours troublant d'un enfant vers l'âge d'homme. Sidéré par la perte de sa mère et l'étrangeté des adultes, le narrateur égrène ses récits de chocs, instants rares où la vie se livre à son maximum d'incandescence. Accordée à l'oralité des rues, sa voix dit la sensualité des odeurs, du toucher, dans un récit à l'épaisseur singulière. Dans tout ce livre règne une gaieté cruelle, proche de celle d'un Fellini ou d'un Prévert, pour tenir en respect la "tristesse qui fermente en silence comme un vin abandonné". Grâce à une écriture minimale, d'un rythme envoûtant, Jérôme Meizoz rejoint l'émotion par l'épure.

Article de presse:
KOUTCHOUMOFF, Lisbeth. "Jérôme Meizoz, un styliste éblouissant pour dire la sortie de l'enfance". Le Temps. Samedi 30 mars 2013. Lire l'article (pdf)

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PAGNARD, Rose-Marie. J’aime ce qui vacille. Zoé, 2013.

Comment les parents de la jeune Sofia retrouveront-ils la force de vivre après sa mort ? Illmar, le père, lance alors le projet d'un bal qui réunira tous les habitants de la tour où il vient d'emménager avec sa femme - comme si les vies apparemment ordinaires de leurs voisins allaient les aider à comprendre le drame de Sofia et peut-être les sauver des eaux noires du chagrin. Mais tel un reflet du monde, la tour se révèle être un empilement de vies vacillantes, de destins tous farouchement tendus vers la douceur et la joie intérieure.

Mot du Comité de lecture (par Valérie Meylan):
Comment les parents de Sophia retrouveront-ils la force de vivre après sa mort ? Illmar, le père, pour essayer de sortir sa femme de la dépression, se plonge dans l'organisation d'un bal qui réunira tous les habitants de l'immeuble dans lequel ils viennent de s'installer. Sigui, la mère, se lance à corps perdu sur les traces de la vie de sa fille, allant jusqu'aux limites de ce qu'elle peut supporter.Par petites touches fines et douces, Rose-Marie Pagnard explore avec virtuosité la douleur immense de ces parents démunis et la vie souvent absurde des autres locataires de la maison. Les locataires se croisent, leurs vies s'entremêlent. Ce roman étonnant, tricoté, brodé, cousu d'horreur, de poésie et de rires, malgré toute la tristesse qu'il laisse deviner, s'installe dans la mémoire du lecteur pour ne plus la quitter.

Article de presse:
RÜF, Isabelle. "Les personnages de Rose-Marie Pagnard vacillent, c'est ainsi qu'ils parviennent à avancer sur le vide". Le Temps. Samedi 26 janvier 2013. Lire l'article (pdf)

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ROCHAT, Jean-Pierre. L’écrivain suisse-allemand. D’autre Part, 2012.

L'amitié improbable d'un paysan de montagne et d'un écrivain à succès. Entre l'amoureux des vaches et le Casanova des lettres, s'échangent les expériences de la vie de bohème ou montagnarde, nomade ou sédentaire, dans le style brut et généreux qui caractérise Jean-Pierre Rochat.
Un bonheur de lecture, un récit tendre et drôle, dans une densité et une pâte humaine remarquables, avec la fougue d'un cheval débridé.

Mot du Comité de lecture (par Monique Girardin-Noirat):
L'écrivain
Sous ce titre étonnant se cache une amitié improbable entre le narrateur, homme de la terre, et son voisin occasionnel, grand séducteur et intellectuel, qui vient parfois à la ferme, pour se ressourcer et se reposer de ses excès. C'est là que ce Casanova meurt, victime d'un dernier shoot aphrodisiaque fatal qui a emballé son c?ur pour la dernière fois. Ses "veuves" éplorées se retrouvent "vieillies plus que lui par la mort" et le paysan se voit confier le rôle de consolateur bien malgré lui.

Le narrateur sait de quoi il parle quand il raconte ses vaches, ses champs, ses fromages, lui qui n'a jamais quitté sa ferme si ce n'est pour un voyage à Amsterdam avec le syndicat bovin ! Mais Rochat, agriculteur dans la vie, est aussi maître dans l'art d'écrire la complicité entre deux hommes que tout semble opposer ; il s'interroge sur le doute, le questionnement, et le souffle nécessaire pour traverser, dit-il, "des milliers de paysages intérieurs" le tout délicieusement emmêlé d'anecdotes croustillantes et de fulgurances poétiques.

Article de presse:
KOUTCHOUMOFF, Lisbeth. "Jean-Pierre Rochat, éclats de campagne". Le Temps. Samedi 29 décembre 2012. Lire l'article (pdf)

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